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Economie régionale

Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 11:15
- Par Ensemble pour 2010
Le TGV Est fête souffle sa première bougie d'anniversaire.

Après un an de mise en service et 26 millions de voyageurs enregistrés, on a constaté une augmentation des flux de voyageurs à la gare de Reims.

Pour la gare de Champagne ardenne, le nombre de passages fut de 400 000 pour l'année 2007/2008.

Le succès en terme de traffic est au rendez vous , mais en terme économiques il reste modéré.

Seul Reims décolle avec l’arrivée du TGV-Est, Troyes se retrouve avec une ligne SNCF à la fiabilité catastrophique.

« Le train à Troyes, c’est le point noir.
C’est un vrai handicap. On est déjà à une heure et demie de Paris, mais encore faut-il que le train arrive à l’heure... », s’inquiète Patrice Liénart, président de la CGPME Aube.

« C’est vraiment un handicap ! », confirme Michel Vignal, président du Medef Aube et PDG de Distrame. « Nous, on est une société installée à Troyes, mais le coeur économique du pays est à Paris. On y a d’ailleurs une agence. Quand il faut y aller, ce serait tellement simple de pouvoir y aller en train... ».
Depuis quelques mois, les retards ou annulations de trains sont quasiment systématiques, et il n’y a pas eu de vraies améliorations avec le lancement du TGV-Est. Une catastrophe pour les pendulaires comme pour les chefs d’entreprise et les cadres qui ont des obligations à Paris. A tel point que beaucoup ont renoncé à emprunter la ligne. « Moi quand j’ai un rendez-vous, je pars la veille au soir et je dors à Paris », regrette Michel Vignal.

« Pour aller à Paris, maintenant je vais en voiture jusqu’à Marne-la-Vallée et je prends le RER », se désole Francis Bécard, directeur du groupe ESC et de la technopole de l’Aube. Des bricolages qui multiplient le stress et réduisent à chaque fois d’au moins deux heures le temps de travail.

Angoisse sur les oraux à l’ESC

Jusqu’à provoquer de sérieuses difficultés. Les défaillances du Paris-Troyes ont déjà piégé des cadres de haut-niveau qui avaient rendez-vous à Paris avec des Américains venus pour une journée à Paris. Des centaines de rendez-vous ont été retardés ou annulés et les pendulaires épuisent la patience de leurs employeurs. En pleine période d’oraux pour son recrutement 2007-2008, l’École supérieure de commerce prie chaque matin pour que les trains arrivent dans les temps. « Le problème, c’est que les candidats ont des oraux prévus dans toute la France. On pourrait encore s’arranger pour leur faire repasser l’entretien à un autre moment, mais ils sont pris toute la semaine à Grenoble, à Lille, à Bordeaux. On peut recruter les meilleurs, mais encore faut-il les voir ! », s’inquiète Francis Bécard qui ne comprend pas comment l’arrivée du TGV dégrade autant le service. « Ou on considère qu’il faut sinistrer une partie de la France ou on maintient la qualité de ces trains », prévient-il.

« C’est inacceptable qu’on n’ait pas l’électrification ! On doit l’avoir. Il n’y a même pas à en parler. On ne pourra plus rentrer en voiture dans Paris, c’est écrit. L’électrification, c’est non négociable ! », tonne Dominique Lemelle, président de la Chambre de commerce et d’industrie. Une électrification qui devrait régler le problème de fiabilité des trains .

Dans ce contexte, l’arrivée du TGV-Est n’inquiète même plus. « Qu’on soit à 1h 10 ou 1h 30 de Paris, on s’en fiche. L’important, c’est d’arriver à l’heure », lâche Francis Bécard. Dominique Lemelle relativise même l’impact du TGV-Est : « On est à une heure de Bezannes. Si on veut aller à Francfort, il faut réfléchir autrement. Une heure quand on voyage, c’est pas beaucoup, si on sait que c’est une heure. Quand il y aura la gare TGV de Saint-Florentin, elle sera à vingt minutes de Troyes par l’autoroute. Il faudrait l’appeler Troyes-Saint-Florentin. »

Reste que pour un département qui a axé sa stratégie de développement sur la captation des flux, l’encerclement par le TGV fait mal. Reims était depuis des années regardée avec condescendance par les développeurs aubois, elle vient d’un coup de reprendre le leadership.

(article de l'est eclair )


Au fond l'arrivée du TGV ne profite qu'à la ville de Reims au détriment des autres départements et villes importantes de la région. Certes les villes desservies s'en sortent, mais à quel prix?

Le conseil régional ne doit il pas axer mieux sa politique de transport pour éviter l'isolement d'agglomération importantes?


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Lundi 12 mai 2008 1 12 /05 /Mai /2008 11:16
- Par ensemble pour 2010

L'objectif du conseil régional est d'accompagner les petites et micro entreprises pas ou peu exportatrices dans leur développement à l’export.

Le conseil a mis en place plusieurs conditions :

Les entreprise doivent :

- faire partie du secteur productif (industrie, agro-alimentaire, BTP, artisanat de production, services à l’entreprise),

- avoir moins de 50 salariés, avec un chiffre d’affaires (CA) ou un bilan annuel inférieur à 10 M€,

- Un CA export est inférieur à 10 % du CA total,
- une situation économique saine,

- le capital est non détenu à plus de 25 % par une entreprise ou conjointement par plusieurs entreprises ne respectant pas les critères ci-dessus.

-Dans le secteur du Champagne, sont éligibles les entreprises de moins de 15 salariés dont le CA est inférieur à 8 M€ et réalisant à l’export moins de 10 % de leur CA total.

Des Conditions d’attribution précisent

Sont éligibles les investissements immatériels à l’exportation permettant :

- le diagnostic export effectué par un consultant extérieur,
- les formations à l’international de deux, trois jours (de moins de 500 €),
- la mise aux normes étrangères, l’acquisition ou le dépôt de brevets (en Europe ou à l’international), licences, marques ou modèles,
- l’élaboration de plaquettes en langues étrangères,
- l’établissement d’un carnet d’adresses export,
- la participation à un salon de référence internationale,
- la rencontre de prospects à l’étranger,
- la mise en place d’un site Internet en langues étrangères,
- la prise en charge de stagiaires pour le suivi commercial et logistique à l’international.

Sont exclues du dispositif toutes dépenses liées à la création d’une structure de production à l’étranger.
L’instruction des dossiers est liée à l’envoi préalable, par le chef d’entreprise, d’une lettre d’intention adressée au Président de la Région Champagne-Ardenne, précisant la nature du projet.

Modalités d’intervention
Taux d’intervention :
- 25 % maximum de l’assiette éligible pour des actions vers l’UE,
- 50 % maximum de l’assiette éligible pour des actions hors UE,
- 50 % maximum du montant HT des prestations d’un cabinet de conseil privé, le coût journalier éligible étant plafonné à 1 000 € HT,
- 50 % maximum de la prise en charge du stagiaire.

Plafond de l’aide : L’aide revêt la forme d’une subvention, plafonnée à 10 000 € par dossier et par an.


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Mardi 29 avril 2008 2 29 /04 /Avr /2008 11:18
- Par ensemble pour 2010

LE DOSSIER ÉCO du journal l'UNION  / Les textiles techniques tissent leur toile

Les textiles à usage technique se développent dans tous les domaines de l’industrie. La région veut promouvoir ce secteur porteur d’innovations.
PHOTO : De combinaisons anti-feu pour pilotes de F1 à des textiles spéciaux pour hôpitaux, François Strauder (CRCI) a présenté à Troyes un panel des textiles techniques.

Les textiles à usage technique se développent dans tous les domaines de l’industrie. La région veut promouvoir ce secteur porteur d’innovations.

DE l’automobile à la santé, les textiles à usage technique sont partout. Jusque dans les patins de freinage des éoliennes… François Stauder évoque « une véritable révolution technologique ». Chef de projet ingénierie et intelligence économique à la CRCI de Champagne-Ardenne, il vient d’animer une première réunion de sensibilisation à Troyes (1).
En partenariat avec la Drire et des représentants de la filière textile qui voient dans les « DUT » des applications innovantes. Des diagnostics, en partie financés par les pouvoirs publics, seront proposés aux entreprises de la région intéressées.

Qu’est-ce que c’est ?

Les textiles techniques sont des matériaux utilisables dans toutes les branches de l’industrie. Dans un procédé industriel, ou bien incorporés dans le produit final. Synthétiques ou naturels, ils répondent à des exigences techniques et qualitatives élevées : performances mécaniques, thermiques, électriques, de résistance à l’usure, aux agressions chimiques, etc. Selon leurs adeptes, ils représentent un renouveau dans les matériaux comparable aux plastiques dans les années 60-70.

Quels domaines d’application ?

Les textiles techniques trouvent des applications dans le transport, dont 16 % dans l’automobile (Trèves, Faurecia, PTPM dans la région), et l’aéronautique (12 %). L’industrie (20 %) en trouve de nombreuses applications (bandes transporteuses, câbles…), tout comme la santé (pansements actifs, champs opératoires…), l’hygiène (super absorbants, fongicides, antibactériens),
la construction (bardage, renfort, gaines), les travaux publics (drainage, maintien des sols), l’emballage (calage, indicateur de température), l’agriculture (solarisation, lutte biologique).

Quelles vertus ?

Les textiles techniques offrent une forte résistance à la traction. De faible densité, ils peuvent renforcer des matériaux (caoutchoucs, ciments, métaux, etc). On en trouve trace aussi bien dans les tuyères de fusées que dans les raquettes de tennis. Flexibles et élastiques, ils sont utilisés dans l’automobile ou l’emballage. Leurs propriétés intéressent la filtration (air, industrie agro-alimentaire, boues) aussi bien que l’isolation, le drainage, l’étanchéité, l’absorption, etc. Ces textiles ont également des fonctions antibactériennes et antiacariennes qui intéressent le milieu hospitalier.

Le marché français

Avec 4milliards d’euros de chiffre d’affaires pour une croissance annuelle de +3 %, le textile technique se porte bien en France. Les TUT représentent 380 entreprises employant 20.000 personnes.
La Champagne-Ardenne se place en 3e position par la concentration d’entreprises spécialisées. Avec une forte représentation dans l’Aube. Il s’agit souvent de PME, et qui sont loin d’avoir atteint la taille des entreprises allemandes. La France qui représente pourtant 12 % de la consommation européenne, importe plutôt plus qu’elle n’exporte pour satisfaire ses propres besoins.
Après Troyes, d’autres conférences sont prévues le 20mai à Reims, et le 12juin à Charleville-Mézières.


***

Forbo prépare déjà l’après pétrole à Reims

Dès septembre, les premiers « bio-plastifiants » devraient entrer dans le cycle de production des revêtements de sol de Forbo, groupe suisse implanté à Reims. « On se prépare déjà au remplacement du pétrole » annonce Pascal Masse, directeur général des opérations.
« Nous travaillons avec le centre ARD (1) de Pomacle sur les bio-matériaux, en co-finançant des études de recherche & développement ». Après les PVC, les applications seront étendues aux textiles et polyamides qui ont moins de densité de matière.
« On part de déchets » précise Pascal Masse à propos des textiles techniques. Si les couches de surface sont constituées de fibre de polyamide vierge, l’envers est composé pour moitié de fibres produites avec des fibres synthétiques recyclées (ceintures de sécurité, etc). Ces textiles techniques (aiguilletés) sont une spécialité rémoise pour l’hôtellerie en particulier (groupe Accor, Ibis, Formule1, etc.). Les 2 millions de mètres carrés produits annuellement ont également comme destination les bureaux et les commerces. Leurs qualités : bonne absorption du bruit, nettoyage facile, déplacement de meubles sans marquage, etc. « Ils ont une bonne résistance à l’usure, se tâchent très peu, et peuvent être imprimés d’un décor ». Pascal Masse insiste surtout sur le souci environnemental du groupe. « Chaque produit a son analyse de cycle de vie. De la matière première à la fin du produit. Nous l’avons développée sur logiciel avec l’Ademe, afin de répondre aux normes de Haute qualité environnementale de nos clients ».



***

Pour l’industrie dans les Ardennes

Dans les Ardennes, les textiles à usage technique sont principalement utilisés par des sous-traitants de l’industrie. Equipementier automobile installé à Mouzon, Faurecia produit tout ce qui ressemble à de la moquette dans les intérieurs de véhicules.
Leader européen, Faurecia en produit 100 ; 000mètres carrés par jour pour tous les grands constructeurs automobiles. Fabriquées à partir de fibres (sous forme de bourre), elles deviennent des nappes consolidées, enduites de latex. Pressés dans un moule, découpés, thermo-formés, ces textiles techniques à base de polyester partent jusqu’en Amérique du Sud (Ford) pour garnir les intérieurs de voitures.
La technicité de ces produits a évolué au rythme d’exigences nouvelles des constructeurs, le seuil d’inflammabilité et les facilités de nettoyage des moquettes ayant été relevés.

Dans les câbles Nexans

A Fumay, l’usine Nexans utilise des mèches aramides (fibres et fils synthétiques) de haut module, qui sont mises en œuvre sous forme de tresse. Responsable des achats, Jean-Michel Raimbeaux explique : « L’usine Nexans de Fumay est spécialisée dans la production de câbles informatiques et télécom de hauts débits. Elle fabrique aussi, pour le marché de la géophysique, des câbles destinés à la recherche de pétrole ou de gaz (4 000km/an). Cette prospection s’effectue partout dans le monde, de la Sibérie à l’Amazonie en passant par des zones lagunaires et les déserts de la péninsule arabe. Les câbles géophysiques sont donc soumis à de fortes contraintes lors de leur utilisation, ce qui nécessite un renforcement mécanique. Mais avec une faible augmentation de poids, car lors des missions sur le terrain, la plupart des câbles sont transportés à dos d’homme, puis déroulés et récupérés par des hommes. Les textiles techniques se sont d’emblée imposés comme la solution idéale pour répondre à ces exigences de renforcement mécanique et de légèreté ».

D.H.



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Jeudi 24 avril 2008 4 24 /04 /Avr /2008 16:23
- Par ensemble pour 2010
La Champagne Ardenne attire de moins en moins les français. En effet, malgrès ses atouts , seul 2% des français souhaitent y passer un séjour.

Notre région est donc dans la voiture balai dans ce domaine.

Il faut que le conseil régional rénove et dynamise la politique touristique de notre territoire. Nous perdons des habitants, doit subir en plus une baisse du nombre de touristes !!!

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