Partager l'article ! Le point passe à la loupe Troyes: Spécial Troyes - Banc d'essai - La ville à la loupe Economie, tourisme, environnement, sécurité, ...
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Troyes se refait une beauté... urbanistique. Square de la Libération, la statue « Le rapt », d'Auguste Suchetet, a repris sa place, dans un espace entièrement remodelé, au-dessus d'un parking souterrain de sept niveaux (460 places). En surface, une nouvelle promenade, traversée par une ligne d'eau et dotée d'un jardin médiéval, est en voie d'achèvement. Plus de 15 millions d'euros ont été investis dans cette opération, prélude aux réaménagements de la place du Préau et du parvis de la cathédrale. L'intention des urbanistes est de « recoudre » la tête et le corps du Bouchon de champagne, longtemps séparés par le canal.
Parallèlement, la réhabilitation de l'habitat ancien se poursuit. Environ 300 logements ont été restaurés en centre-ville, qu'avaient déserté 12 000 habitants en trente ans. Pour répondre aux besoins, il faudrait construire entre 700 et 900 logements neufs par an dans l'agglomération. En 2007, il y en a eu 620, sans compter les 225 chambres d'étudiant. Epine dorsale de la métamorphose de Troyes, l'axe Jaurès-Zola-cathédrale a lui aussi été rénové. Seul le projet commercial autour de la Bourse du travail patine.
Plusieurs chantiers restent à venir. Dans le quartier de la gare, 6 000 mètres carrés de bureaux et une centaine d'appartements doivent être construits. Le réaménagement du camp du Moulinet à Pont-Sainte-Marie est envisagé, et une aire de loisirs de type Aqualand pourrait être implantée, sous réserve qu'elle ne fasse pas d'ombre aux piscines municipales.
Logement : encore abordable
Avec 42 % de logements sociaux, Troyes se situe très au-dessus de l'obligation légale, qui s'élève à 20 %. « On estime que, passé 30 %, on est au-delà du raisonnable », souligne François Baroin, le patron de l'agglo. Comme il n'est pas question de chasser la population pauvre de la ville, la commune a entrepris de rénover ses quartiers après avoir embelli son coeur historique. Quelque 560 logements vont être démolis et environ 650 reconstruits, non plus sous forme de tours ou de barres, mais de petits collectifs, voire de maisons individuelles. Ainsi, les Chartreux, le Point du Jour et les Sénardes font l'objet d'un vaste chantier qui va mobiliser plus de 100 millions d'euros en cinq ans. Viendra ensuite le tour de Jules-Guesde, de la tête du Bouchon de champagne et de Chantereigne. Avec toujours les mêmes enjeux : « Désenclaver les quartiers et leur donner une nouvelle identité », rappelle Bertrand Chevalier, adjoint au maire chargé de l'urbanisme et du renouvellement urbain.
Troyes a l'habitude de ces grands travaux, elle qui a déjà reconverti la plupart de ses friches industrielles en îlots d'habitation. Dernièrement, les grands projets d'aménagement ou de construction se sont multipliés : 120 logements sur le site Fra-For, 150 sur le site du Comptoir général du bâtiment, 120 autres sur celui de Renault-Danton, 150 dans l'usine Guy de Bérac et autant à la place de l'usine des serrures Vachette. Malgré des prix de vente en augmentation de 6 à 8 % par an, le marché troyen de l'immobilier reste attractif pour les investisseurs privés. Selon les notaires, un appartement ancien se négocie à 1 420 euros le mètre carré en moyenne, contre 2 400 euros en France (hors Ile-de-France), un appartement neuf à 2 230 e (contre 3 210 e), tandis qu'une maison ancienne s'évalue à 157 400 euros (contre 199 900 e). Troyes demeure relativement abordable en termes de loyers. Il en coûte entre 1 et 2,50 euros de moins par mètre carré qu'à Reims, Nancy ou Dijon, selon les biens et les estimations.
Emploi : la relève grâce aux services
Troyes serait plutôt dans la moyenne nationale en matière d'emploi. Le nombre de demandeurs oscille autour de 8 %, selon l'observatoire économique de la chambre de commerce et d'industrie. Quand on y regarde de plus près, il apparaît que la situation évolue positivement si on considère les milliers de suppressions de postes survenues dans l'industrie textile durant les trois dernières décennies. Cette filière ne compte plus que 4 000 salariés, contre plus de 20 000 encore dans les années 80 .
« La politique de diversification économique nécessaire face aux difficultés du textile commence à porter ses fruits », analyse François Baroin. Troyes, naguère ville fortement industrielle, s'est mise à l'heure du tertiaire. Certes, l'industrie reste un secteur important, mais les entreprises de services et de commerce comblent leur retard . Aujourd'hui, près de trois emplois sur quatre relèvent d'une activité tertiaire. Entre 2000 et 2006, il y en a eu quelque 3 000 supplémentaires créés dans ce secteur. Un secteur qui continue à progresser à Troyes, alors qu'il marque le pas dans la région Champagne-Ardenne, selon une étude de l'Agence d'urbanisme et de développement de l'agglomération. La ville multiplie les efforts pour attirer les investisseurs et favoriser la création d'entreprises, comme l'atteste la troisième place au classement des villes moyennes les plus dynamiques établi l'an passé par L'Entreprise. Des parcs d'activités spécialisés en logistique, dans l'agroalimentaire ou encore dans les nouvelles technologies sont prêts à accueillir des entreprises aux portes de l'agglomération. Pour y parvenir, les acteurs de la vie économique adaptent leurs besoins avec le profil des demandeurs d'emploi.
La communauté d'agglomération de Troyes (CAT) a mis en place avec les services de l'Etat concernés un portail sur Internet qui reçoit la visite d'environ 11 000 internautes chaque mois. Dans le même temps, les « points conseil emploi » implantés sur plusieurs sites ont permis, en 2007, de mettre en relation 2 700 chômeurs avec des entreprises à la recherche de collaborateurs. En tête des recruteurs figurent les sociétés de services aux entreprises et aux particuliers.
Transports : en piste... cyclable
Ville de tradition cycliste - à la grande époque du textile, des norias de bicyclettes convergeaient vers les usines -, Troyes commence lentement à se remettre en selle. Les 59 kilomètres d'aménagements cyclables sont à comparer aux 83 kilomètres offerts aux Angevins, qui bénéficient en outre d'un système de mise à disposition de deux-roues.
A Troyes, l'étude pour un Vélib' doit être lancée avant la fin de l'année. Il faudra commencer par sécuriser les déplacements des cyclistes et multiplier les lieux de stationnement destinés aux vélos pour tirer totalement parti de ce mode de déplacement « doux » et bon pour la santé. La voie à suivre est tracée dans la vallée des Viennes. Six kilomètres de « voies vertes » sillonnent déjà cet espace de 12 hectares longtemps réservé à la création de la pénétrante ouest de Troyes. Tombé dans les oubliettes, ce projet a laissé place à un « poumon vert » et les voies vertes vont se prolonger jusqu'à La Rivière-de-Corps. Ce dont se félicite la maire de cette commune, Véronique Saublet-Saint-Mars, vice-présidente de la CAT chargée du plan de déplacement urbain (PDU).
Dans le cadre de ce PDU et de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, les bus de la TCAT, régie des transports en commun de l'agglomération, roulent à 100 % avec un carburant propre désulfuré et 86 % des 80 véhicules sont équipés de filtres à particules. Aujourd'hui, ce sont 3,6 millions de kilomètres qui sont parcourus par an pour transporter plus de 8 millions de passagers. Dans une ville résolue à ne pas mettre en chantier un tramway jugé trop cher par les élus et qui repousserait la voiture du centre-ville, le bus a de l'avenir, malgré les critiques sur la ponctualité ou le confort. La CAT martèle que le bus n'a pas seulement une vocation sociale et ajoute que le bobo troyen, s'il veut faire rimer économies et écologie, est invité à côtoyer les scolaires et les seniors voyageant à prix attractifs : 20 euros par an pour les collégiens et 28 euros pour les plus de 65 ans non imposables .
Environnement: des progrès à faire
Pas de gros points noirs à Troyes : l'eau du robinet est de bonne qualité, les pollutions majeures ont disparu avec les teintureries et les papeteries, l'air est respirable et la circulation automobile reste aisée malgré la piétonnisation de certaines voies. Résultat, la douceur de vivre de Troyes lui a fait prendre du retard par rapport à d'autres collectivités. Alors que près de 300 d'entre elles travaillent déjà à l'élaboration d'un Agenda 21, Troyes n'en donnera pas le coup d'envoi avant 2009. La démarche consiste à mettre en oeuvre le développement durable sur le plan environnemental, mais aussi social et économique. Maire adjoint chargé de ces questions, Marc Bret, qui jusqu'aux dernières municipales était le principal opposant (PS) de François Baroin, trace quelques pistes : économies d'énergie dans les bâtiments publics, remplacement des branchements en plomb sur le réseau d'eau potable, installation de plusieurs dizaines de conteneurs semi-enterrés pour la récupération des déchets, création de quatre parkings-relais aux entrées d'agglomération et mise en place de navettes de bus jusqu'au centre-ville. Il préconise également la création de nouveaux couloirs de bus en site propre (avenue Pasteur et avenue Brossolette), la généralisation des prairies fleuries type Jules-Guesde, la mise à la disposition des particuliers de jardinières sur l'espace public, la création d'un écoquartier dans le secteur Chomedey, et l'éducation des jeunes au développement durable. L'adjoint « d'ouverture » propose aussi un volet plus répressif, comme la verbalisation des propriétaires de chiens qui n'utilisent pas les canisettes ou celle des commerçants qui déposent leurs poubelles sur le trottoir en pleine journée. Les intentions affichées par la municipalité satisfont en tout cas le seul élu Vert, Dominique Deharbe, qui déplorait jusqu'alors « l'absence de politique environnementale » de la ville.
Tourisme: les plus beaux atours
Attirer davantage de touristes, cest la mission que François Baroin a fixée à Lise Patelli, son adjointe à l'hôtel de ville. Dès l'an prochain, les hôtels de l'agglomération ajouteront au prix de chaque nuitée une « très basse » taxe de séjour. Cet impôt infligé aux touristes devrait rapporter 100 000 euros. « Entièrement affectée à la promotion touristique, cette somme soutiendra les actions de l'office du tourisme », explique l'adjointe. Troyes vise par ailleurs l'obtention d'un « bouquet de labels » qui attesterait de son intérêt touristique. La commune entend frapper à toutes les portes pour être reconnue Ville d'art et d'histoire pour son patrimoine, recevoir le cachet du Patrimoine de l'Europe pour son savoir-faire industriel et décrocher le label Unesco, pour les archives de l'abbaye de Clairvaux, ou pour avoir été le foyer de la pensée occidentale au Moyen Age. Lise Patelli a deux ans pour mener à bien ces chantiers.
Fiscalité : les Troyens préservés
Les taux d'imposition n'ont pas augmenté depuis dix ans à Troyes, et la commune ne devrait pas déroger à sa ligne de conduite dans le prochain budget. « C'est l'un des points dont je suis le plus fier », avance François Baroin, qui joue serré. Le maire égrène des chiffres qui semblent confirmer la tempérance fiscale de l'équipe municipale . La taxe d'habitation s'établit à 18,15 %, quand la moyenne nationale est à 19,77 % pour les communes de même importance, la taxe foncière sur les propriétés bâties à 24,36 %, contre 25,03 % dans le reste du pays, et enfin la taxe foncière sur les propriétés non bâties à 17,45 %, au lieu de... 51,78 % dans le reste de la France.
Quant à la taxe professionnelle, uniforme dans l'agglomération, elle atteint 13,75 %. « Le classement réalisé en 2007 par le magazine L'Entreprise nous classait en deuxième position pour la TP dans la catégorie des villes de 100 000 à 200 000 habitants », se félicite le maire et président de la CAT. La chambre régionale des comptes, dans son rapport de 2006 sur les finances de la ville, confirme « une différence de 11 % en 2003 en faveur de Troyes » pour le niveau de contributions directes, comparé aux villes appartenant à la même strate de population. Mais la chambre relève aussi que « le transfert de compétences vers la CAT s'est accompagné d'un transfert de fiscalité ». En d'autres termes, les Troyens paient aussi une partie de leurs impôts sous couvert de l'intercommunalité. Ce petit jeu a toutefois permis à la ville centre de faire financer ses équipements, qui, il est vrai, profitent à l'ensemble de l'agglo. Sur les 166 millions de travaux conduits depuis 2001 à Troyes, la ville a reçu 53 millions d'euros de subventions de la CAT, sans compter les aides d'autres partenaires (Europe, Etat, région, département...). « Les Troyens n'ont payé qu'entre 25 et 30 % des investissements », souligne François Baroin, champion des financements croisés, qui n'oublie pas que les ménages troyens ont un niveau de revenus inférieur à la moyenne nationale.
Numérique : initiatives tous azimuts
Les grands opérateurs du câble s'intéressent surtout aux grandes concentrations urbaines et un peu moins aux villes moyennes, jugées moins rentables. Toutefois, des équipements en matière de fibre optique sont régulièrement réalisés et Troyes envisage de déployer l'an prochain son propre réseau haut débit pour ses besoins de communication. « Au passage, nous allons aussi mettre en place un système de géolocalisation pour intervenir rapidement sur des équipements publics en panne », annonce Michel Rudent, chargé de l'économie numérique au sein de l'équipe municipale. Troyes entend prendre les devants : dès cette fin d'année, elle se met au passeport biométrique et se porte candidate à l'expérimentation pilote de la carte d'identité électronique, prévue en 2009.
Côté entreprises, « le déploiement de l'ADSL est plutôt de bon niveau aujourd'hui », constate Jean-Baptiste Boisseau, créateur d'Eutech, jeune société d'informatique et membre de l'Agence 10 TIC, regroupant les professionnels du Net sous l'égide de la CCI de Troyes.
L'économie troyenne s'est rapidement mise à l'heure du numérique. La Technopole de l'Aube héberge depuis plusieurs années un groupe de jeunes pousses prometteuses. AgendiZe, Limbas, Lex Persona, Aylan ont trouvé dans le numérique un terreau favorable à leur développement. Une plate-forme de gestion de jeux en réseaux s'apprête à s'implanter. Même les poids lourds de l'industrie traditionnelle tissent leur toile informatique depuis le chef-lieu de l'Aube. Devanlay, illustre fabricant et distributeur des articles textiles griffés Lacoste, gère informatiquement toutes les boutiques de la marque sur la planète depuis son site troyen.
Sécurité : indicateurs au vert
L'hélicoptère qui est venu tournoyer dans le ciel de Troyes dans la nuit pétaradante du 13 au 14 juillet, puis à l'occasion du match de foot Estac-Lens, tout récemment, est la partie visible - et sonore - des nouveaux moyens policiers dont dispose la ville pour lutter contre la délinquance. « Nous ferons appel à lui ponctuellement lors d'autres événements ciblés, car Troyes est une ville festive, mais nous pouvons aussi déclencher son intervention dans une situation d'urgence, à la suite d'un hold-up, par exemple », prévient François Chaumard. Le directeur départemental de la sécurité publique se montre satisfait de pouvoir bénéficier d'un quota d'heures de surveillance de cet Ecureuil gendarmesque dont l'utilisation va « se banaliser en zone police », même si le vacarme occasionné, la nuit, par l'engin en a agacé plus d'un dans cette ville relativement paisible. Des renforts sont arrivés tant à l'hôtel de police qu'au palais de justice.
La baisse des crimes et délits, assez significative à Troyes en 2008 par rapport à 2007 (- 10 % sur la ville et - 8 % à l'échelle de l'agglomération), peut encore progresser. Depuis le début de l'année, les violences urbaines ont chuté de 41 %. De bons chiffres, qui confortent le choix de mettre en place une vidéosurveillance en centre-ville début 2007. « La baisse générale constatée est clairement amplifiée dans les zones vidéoprotégées par 14 caméras (- 36 %) », analyse le directeur départemental de la police, balayant la question sur un éventuel déplacement de la délinquance... « Nous disposons d'un logiciel de sectorisation et nous voyons bien que les taux sont lissés à la baisse en périphérie aussi. »
Le commissaire se réjouit de la décision de l'ex-ministre de l'Intérieur François Baroin d'augmenter le champ couvert par les caméras. « C'est un coût assumé au vu des résultats positifs obtenus », déclare le maire, qui a décroché des subsides de l'Etat pour construire un commissariat flambant neuf en limite du Bouchon de champagne. Les policiers doivent en prendre possession à la fin du premier semestre 2009.
Education : nombre d'élèves en progrèsEn matière d'éducation, Troyes fait figure de bien meilleur élève que par le passé. Le taux de scolarisation des plus de 18 ans, qui atteint presque 50 % d'après une étude de l'Observatoire permanent de l'évolution des qualifications Champagne-Ardenne, est élevé par rapport à la moyenne régionale. Avec 54 étudiants pour 1 000 habitants à l'échelle de l'agglomération, Troyes fait mieux que des cités comme Saint-Etienne ou Le Havre. En outre, les jeunes Aubois, qui devaient le plus souvent quitter la ville après le bac pour suivre des études supérieures, se voient désormais proposer des solutions locales. L'ex-« annexe de Reims » peut enfin revendiquer un statut de ville universitaire à part entière. Le seuil des 8 000 étudiants a été franchi à l'occasion de la dernière rentrée.
La capitale de la Champagne méridionale n'entend pas en rester là. L'ESC Troyes compte grimper de 1 200 à 2 000 étudiants d'ici à trois ans. L'Université de technologie de Troyes (UTT), tout auréolée de son nouveau statut d'université pilote en matière d'autonomie, monte en puissance avec ses formations d'ingénieurs. Les bâtiments et les infrastructures suivent : un campus écolo sort de terre dans le coeur historique de Troyes, avec logements, restaurant universitaire et équipements sportifs. Tant dans les rangs de la fac qu'à l'IUT, la diversification des filières se poursuit. L'objectif affiché de passer le cap des 10 000 étudiants devient réaliste à court terme.
Troyes revient de loin. L'effectif estudiantin a longtemps stagné - seulement 5 000 étudiants en 2002 - avant de connaître une progression continue. Et si Reims, siège de l'université de la région, semble encore hors d'atteinte avec ses 123 étudiants pour 1 000 habitants, cela n'empêche pas Troyes de mettre dans ce domaine les bouchées doubles.
La ville attend pour la fin de l'année les conclusions d'une étude sur le positionnement stratégique de l'agglomération et les perspectives de développement en matière d'enseignement supérieur. Dans le primaire, après un revirement de position, la gratuité de l'aide aux devoirs a été actée par la municipalité, ce qui ne va pas être simple à gérer dans une ville où la démographie scolaire progresse, alors qu'elle baisse dans les trois autres départements de la région.